Août 2026 · Laurent Bonet

Rencontre du double, le cadavre de Lérida et l’arbre de Lérida

Le récit d’une intuition reçue en 1977 et de trois tableaux apparus dans l’atelier du groupe Para.

Huile de Laurent Bonet : portrait frontal aux tons ocre et vert, le visage émergeant d'une matière végétale
Un visage se tient au centre pendant que la matière verte gagne les bords. Le portrait ne s'impose pas : il affleure. Il faut regarder longtemps avant que les traits se décident.

En 1977, au Québec, j’avais tout juste dix-neuf ans. Je travaillais alors dans l’atelier de mon père, au sein d’un petit groupe de jeunes artistes, où l’émulation créative était constante.

C’est dans cette atmosphère que j’ai reçu, d’une forme d’intuition supérieure, trois œuvres que j’allais bientôt peindre. Elles furent dictées de l’intérieur, comme un souffle venu d’ailleurs, hors de ma volonté propre.

Ces toiles — « Rencontre du Double », « Le Cadavre de Lérida » et « L’Arbre de Lérida » — ont surgi, imprégnées d’une force symbolique, révélant une connaissance tout autre.

Aujourd’hui, je souhaite vous partager cette expérience, vous faire ressentir le mystère et la gravité de cet élan, afin que vous puissiez, à votre tour, pressentir l’écho de cette impulsion première.

Ces trois œuvres, à elles seules, pourraient se passer de tout commentaire. Leur seule présence, leur puissance muette, suffit à éveiller un sentiment profond. Pourtant, la référence à Lérida y est étonnante. Elle exige une mise en contexte, une clé pour déchiffrer ce mystère. Je vous partagerai cette révélation dans mon prochain texte.