02 · Peinture · figure humaine · psyché

Le visage comme seuil

Une peinture figurative où le portrait, la mémoire et les états successifs de l’image deviennent les instruments d’une recherche sur la psyché.

Huile de Laurent Bonet : un visage central entouré de visages plus petits, tons verts et dorés

Depuis les années 1990, Laurent Bonet revient au corps, au visage et aux relations entre les figures. La peinture n’y sert pas à fixer une ressemblance : elle met à l’épreuve ce qui, dans un être, demeure fragmentaire, contradictoire ou difficile à nommer.

Les glacis appris à Paris permettent d’accumuler des couches sans annuler complètement les états précédents. Cette lenteur produit des images qui semblent émerger de leur propre effacement. Les séries Les agents, Le père et le fils, Rencontre du double, L’aveuglement et L’ange et l’enfant appartiennent à cette recherche.

Le travail récent, notamment Ceci est un chêne, déplace cette interrogation vers l’appropriation, la culture populaire et la peur du vide. Popeye y devient moins un personnage qu’un dispositif : une manière d’observer le besoin de se construire une image stable de soi.