09 · Création numérique · média mixte · intelligence artificielle

Un second espace d’atelier

Le numérique prolonge la peinture : il conserve les bifurcations, multiplie les états possibles et ramène l’image vers la matière.

Œuvre numérique de Laurent Bonet : portrait féminin en gris, traits recouverts d'un réseau de traces

Le passage au numérique est antérieur à l’usage de l’intelligence artificielle. Il commence par la photographie des tableaux à différentes étapes, puis par le recadrage, la superposition et le montage de ces états parfois recouverts sur la toile.

Dans Rivière Éternité, texte et images sont entièrement construits par prompts, en dialogue avec des outils d’intelligence artificielle. Cette condition n’est pas dissimulée : elle devient le sujet de l’œuvre et permet d’interroger le simulacre, l’identité et le désir contemporain de produire une image plausible de soi.

Les fichiers ne constituent pas la fin du travail. Les compositions sont destinées à devenir des objets physiques — notamment par impression sur Alupanel, puis par intervention et sablage — afin que le support, la lumière et le geste réintroduisent une irréversibilité matérielle.